20 septembre 2016

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« La doctrine de maintien de l’ordre a changé. L’objectif est maintenant de frapper les corps »

Le « maintien de l’ordre à la française » connaît une nouvelle phase dans son évolution depuis 1995 avec la généralisation de l’usage des lanceurs de balle de défense et la multiplication des mutilations. Rarement condamnés, les policiers responsables des tirs évoluent dans une relative impunité, allant de pair avec la dureté de la répression des mouvements contestataires.

Pierre Douillard-Lefèvre a été mutilé par un tir de lanceur de balle de défense (LBD) en 2007 quand il était lycéen. Aujourd’hui étudiant en sciences sociales, il vient de publier un essai édifiant sur l’armement répressif du maintien de l’ordre : L’Arme à l’œil, aux éditions Le Bord de l’eau. Il a été « interdit de séjour » le 17 mai à Nantes.
Reporterre — À Rennes, le 28 avril dernier, un étudiant de 20 ans a perdu l’usage de l’œil gauche, atteint par le tir d’un lanceur de balle de défense (LBD) [1]. La presse parle de « nouvelle arme ». Pourtant ce fusil à balles de plastique dur n’a rien de nouveau.

( la suite ).

 

11 septembre 2016

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Fukushima : Conséquences sur la faune

 

Les études scientifiques menées suite à la catastrophe de Fukushima révèlent petit à petit les conséquences de la radioactivité sur le vivant et en particulier sur la faune. Bien que publiées, elles restent néanmoins peu diffusées. C’est pourquoi je voudrais mettre un coup de projecteur sur certaines d’entre elles et faire connaître diverses observations dont on n’entend peu parler, afin de contrer cet espèce d’optimisme idiot qui consisterait à toujours relativiser les conséquences des faibles doses sur la vie. Toute dose de radioactivité, aussi faible soit elle, a des effets sur le vivant : les rayons ionisants cassent les molécules d’ADN.

Les oiseaux

La poussière radioactive diffusée dans l’atmosphère continuellement par le vent se prend dans les plumes des oiseaux. Ils subissent donc une irradiation externe permanente. On peut voir ces poussières en plaçant un oiseau contaminé sur du papier radiosensible durant un mois. En voici un exemple avec un oiseau ramassé à Iitate en décembre 2011. L’autoradiographie permet également de mettre en évidence que les oiseaux subissent également une contamination interne.  ( la suite )

11 septembre 2016

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Non François Hollande, ne vous en déplaise, nous ne « vivons » pas « ensemble »

Un texte de Ludivine en réaction au discours de Hollande.

La France ! France aux mille vertus, France éternelle et universelle, France qu’un peu partout on vénère, à laquelle on fait appel. Hollande l’a déclinée sur tous les tons dans son discours sur « la démocratie face au terrorisme » prononcé le 8 septembre à Paris. France de la fraternité et de l’égalité ; France qui défend les libertés ; celle dont on peut être fier.e ; celle qu’on évoque par toute la Terre avec émotion et respect. « Je vois dans les yeux de tous les peuples que je peux rencontrer, ou de leurs représentants, cet éclair chaque fois qu’il est question de la France », a confié le candidat-président. Cette arrogance nationale, orgueil de coq français, rappelle à bas bruit le discours d’Albi : « là enfin où la France est établie, on l’aime, que là où elle n’a fait que passer, on la regrette ; que partout où sa lumière resplendit, elle est bienfaisante ; que là où elle ne brille plus, elle a laissé derrière elle un long et doux crépuscule où les regards et les cœurs restent attachés ». Ces mots candides et grandiloquents, caractéristiques d’une époque aux certitudes coloniales chevillées, c’était le « jeune Jaurès » qui les prononçait, celui de 1884, celui qui n’avait pas mesuré encore les ravages et les pillages d’une France dominatrice qu’il allait plus tard condamner. François Hollande, lui, en est resté à cette image, celle d’une France qui n’est plus impériale mais demeure impérialiste. La France, une et unique comme on sait, est bien plus encore : l’essence de la pensée, celle où le futur peut se dire. Car dans la bouche du président, « la France c’est l’idée, c’est l’avenir ».

 

« Vive la République, vive la France ». Ce ne sont plus seulement des mots usés prononcés rituellement à la fin de discours policés, c’est un credo et – contrairement à ce qui est exhibé – un ferment de division. François Hollande manipule dangereusement « l’idée de patrie » qui renvoie selon lui à une question :« pourquoi nous nous battons ». Ça va de soi, il ne nous parlera pas d’Areva ; ni de Total ; ni de pipelines ; ni des intérêts économiques français.

Dans un tel discours, l’essentiel se loge dans les périphrases, les silences gênés, les expressions contournées. Il se loge même peut-être dans les participes passés… Tels ces « chaos qui sont créés ». Si donc l’on résume, des « chaos sont créés », les Occidentaux interviennent, leur puissant bras armé vainc ardemment les méchants et « les démocraties gagnent toujours les guerres ». C’est bien connu, de l’Indochine à l’Algérie, de l’Irak à la Libye. Comment ces chaos sont-ils « créés », c’est ce qu’Hollande préfère taire – sinon, sa politique vacille et avec elle sa rhétorique guerrière. Il y a la « barbarie » et « les trafics de toutes sortes » qui la financent. Mais pas les trafics du troisième exportateur mondial abreuvant en armes sophistiquées des régimes que François Hollande pudiquement oublie souvent de mentionner. L’Arabie saoudite par exemple. L’attachement du président français au patrimoine mondial de l’humanité, encore une fois ardemment rappelé, est à géométrie variable : flexible, modulable. Ces derniers mois, en plus d’assassiner, de décapiter, de faire lapider, le régime saoudien soutenu par la France qu’elle arme sans compter a bombardé et détruit cinquante-deux sites archéologiques au Yémen. Qu’à cela ne tienne. Le président le certifie : « Les démocraties gagnent toujours les guerres » ; « leur victoire est inéluctable ». « C’est ainsi que les dictateurs se sont trouvés désarçonnés, renversés ». Mais pas (encore) les Ali Bongo, Idriss Déby, Faure Gnasingbe, bras-dessus bras-dessous avec d’autres grands démocrates à la marche d’un certain 11 janvier.

 

Discours acidulé, à l’image de ces militaires surarmés qu’on voit désormais aux quatre coins de nos rues, sur les affiches des métros et même en photo sur les tables des cafés. « En se battant en pays étranger, nos armées nous défendent ». Et si c’était exactement le contraire ? Si les bombes déversées étaient des bombes à retardement ? Si les guerres d’ingérence ne faisaient qu’alimenter la spirale infernale de la violence et de la vengeance ?

 

Dans ce genre de discours, l’orateur n’en est pas à une contradiction près. Intéressante circularité… Ici Hollande nous dit : « Il est tellement plus simple de convoquer les peurs » ; mais il ne fait que les alimenter en martelant que c’est la guerre et qu’il faut la mener sans faire de quartier. Il assure aussi ne pas demander davantage aux musulman.e.s qu’aux autres citoyens français – tout en leur enjoignant « de faire reculer l’islam radical et l’obscurantisme ». On n’avait pourtant pas demandé aux chrétiens de faire reculer la terreur blanche au moment du massacre perpétré par Anders Breivik. Hollande nous dit aussi qu’il est contre l’« Etat d’exclusion ». L’homme de l’état d’urgence, l’homme qui a tenté la déchéance de nationalité, n’a pas contredit son Premier ministre quand celui-ci a déclaré à propos des femmes portant le burkini : « Face aux provocations, la République doit se défendre. […] Je soutiens donc ceux qui ont pris des arrêtés, s’ils sont motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble ».

 

Et voilà qu’il resurgit, ce fameux, sirupeux, doucereux « vivre ensemble », ce « vivre en commun » du discours de Hollande. Le même Manuel Valls avait asséné il y a trois ans : « Le voile est pour moi un combat essentiel ». Remplaçons, le temps d’un instant, « voile » par « chômage », « précarité », « pauvreté », « mal-logement », « racisme », « discriminations », « inégalités », « harcèlement au travail ». L’effet politique ne serait pas mal – mais ce ne serait plus du Valls.

 

Le « vivre ensemble » est un mot de passe dont le rabâchage n’a d’égal que son inconséquence, un de ces mots creux qui tournent en boucle pour mieux faire oublier son hypocrite inconsistance. François Hollande (nom commun aux puissants de ce monde), pensez-vous vraiment vivre avec les migrants de Calais ? Avec les réfugiés, avec les Roms, avec les sans-papiers raflés et expulsés ? France de la fraternité, a répété le président. François Hollande, pensez-vous vivre avec cette factrice victime d’un AVC parce que son employeur avait exercé sur elle un ignoble chantage pour la forcer à travailler malgré le mal qui la guettait ? Avec Franck, ce caissier licencié pour une erreur de caisse de 18 euros ? Avec le million de personnes devenues pauvres en France depuis 2008 selon l’INSEE ? « France de l’égalité » selon les mots impudents du président. Ou bien encore avec Adama Traoré ? Avec cette jeune femme serbe et son bébé placés hier dans un centre de rétention ? Avec les travailleurs de Goodyear condamnés à deux ans de prison ? « France de la liberté », insiste le maître de l’Elysée.

 

Ou bien avec ces femmes obligées par des polices municipales d’ôter leur vêtement sur une plage ? Que l’on sache, on n’a jamais forcé une religieuse à retirer sa guimpe et à enlever son voile. Si elle n’était aussi humiliante et odieuse, insupportable tant elle est honteuse, la sale affaire des arrêtés anti-burkinis pourrait être grotesque tant on y mesure le fossé entre l’essentiel et le dérisoire, entre ce que les puissants montrent du doigt et ce qu’ils ne veulent surtout pas voir.

 

Le chef de l’Etat a conclu sur un ton inquiétant : « Le danger, je vous l’ai dit, c’est que la France puisse à un moment douter d’elle-même ou se diviser. » Mais le danger n’est pas où François Hollande le met. Qu’ici, en France, on se prenne à douter de la fausse justesse de ces guerres et de ces interventions militaires serait plutôt salutaire.

https://blogs.mediapart.fr/ludivine-bantigny/blog/090916/non-francois-hollande-ne-vous-en-deplaise-nous-ne-vivons-pas-ensemble

11 septembre 2016

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Qui veut perdre des milliards !

Ces questions/réponses sur la dette, la crise et l’économie, vont vous permettre de vous rendre compte que tout n’est pas aussi compliqué qu’on veux nous le faire croire. Prêt ! C’est parti :

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1) L’argent, notre monnaie, est basée :
A) Sur l’or
B) Sur le pétrole
C) Sur la confiance
D) Sur la gentillesse des riches
La bonne réponse est C, bravo, vous ne saviez pas ? Allez, on continue.
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2) Lorsqu’une banque fait un prêt, d’où vient l’argent qu’elle prête ?
A) Des dépôts des particuliers
B) De la main invisible du marché
C) Elle va creuser pour chercher de l’or
D) Elle crée l’argent du prêt de toute pièce
La bonne réponse est D, les banques créent l’argent, en changeant le chiffre sur votre compte, les banques décident pour qui elle crée de l’argent, l’argent n’étant que de la confiance, elles ont le droit de vendre un bien commun : la création de la monnaie. L’État, lui, n’a plus le droit de créer de l’argent !!!!!

26 juin 2016

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Action de soutien à NDDL ce 26 juin 2016.

Ce matin, dimanche 26 juin 2016, une nouvelle opération « gratuité » a été faite au péage de Sisteron par une dizaine de militants anti-aéroport.

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